Par Ayreault le 13/09/2004 @ 20:12  Je devais de l’argent, comme souvent : je venais de toucher un billet de 500 balles au black. Et donc, je rencontre cette fille. Rue des Pyrénées, 3 heures du mat’. J’avais décidé de ne pas rendre son argent à ce gros con. Du moins pas tout de suite. Elle a fait ouh, ouh... On voyait qu’ça tête pleine de cheveux et le col de son ciré jaune qui dépassaient d’l’embrasure d’une grosse porte d’immeuble. Le 226. Pour être exact. J’ai traversé la rue. -T’es pas un salaud, elle a dit. -Pourquoi ? -J’ai pas de culotte... Mon mec m’a viré. -J’suis pas un salaud. Tu veux mon fûte ? Elle a dit okay et on a remonté la rue jusqu’à mon appart’. Au 325. Pour être exact. Elle dans mon jean, et moi en caleçon-baskets. Elle s’est affalée dans mon gros fauteuil en velours. -J’te sers un verre, vodka-bière? -Orange, si t’as. J’ai préparé deux verres Elle avait une chevelure immense, tout en bordel, avec un nez tordu au milieu. Elle s’appellait Béa. Et elle portait toujours son ciré jaune, fermeture jusqu’au cou. -T’a froid? Elle avait l’air emmerdé. L’air de la gonz’ qui se trimballe les nichons à l’air sous son ciré jaune pétard. J’ai fouillé dans mon tas de fringue et dégotté un t-shirt à peu près potable. Quand j’ai ouvert les yeux...Public Domain Dedication

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Pas de culotte